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 Lutte contre le palu

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carmelo
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MessageSujet: Lutte contre le palu   Mer 29 Oct - 20:08

http://www.lexpressmada.com du 29 octobre 2008

Noro Haingo Rakotoseheno

Médicament populaire pour le traitement du paludisme, la Chloroquine ne sera plus mentionnée sur les ordonnances. L’OMS recommande son remplacement par l’Actipal.

Une habitude du traitement du paludisme bouleversée. L'administration des médicaments, dont le principal actif est la chloroquine (nivaquine, ofaquine et chloroquine), est désormais contre-indiquée dans la prévention et le traitement de cette maladie. L’indication est tombée hier au cours de la présentation de l'Actipal, un nouveau médicament pour la prise en charge du paludisme simple, à l'hôtel Colbert à Antaninarenina.
Selon le rapport du Dr Rolland Robinson, directeur des urgences et des maladies au ministère de la Santé et du planning familial, la piqûre des moustiques vecteurs du paludisme résiste à la chloroquine. «Plusieurs études de l'Institut Pasteur de Madagascar ont démontré que ce médicament ne guérit plus quatre personnes sur dix. C'est pourquoi nous avons pris l’initiative de ne plus l’utiliser», a-t-il déclaré.
Et d’ajouter que le Palustop, prescrit pour les enfants de moins de cinq ans et fabriqué à base de chloroquine, doit également disparaître du circuit commercial.
Efficacité renforcée
Le ministère de la Santé a ainsi décidé de remplacer la chloroquine par l'Actipal. «C’est une combinaison d'antipaludique pour une efficacité renforcée. Il renferme de l'artémisénine et de l'amodiaquine. Ces deux molécules permettent d’éviter le paludisme aigu comme le neuro-palu. Il est en outre efficient dans 95% des cas», a poursuivi le Dr Rolland Robinson. Il a aussi souligné que le médicament est adéquat dans le traitement précoce, c’est-à-dire dans les vingt-quatre heures après l'apparition des premiers symptômes.
L'introduction de l'Actipal répond au souci d’accélérer l'éradication du paludisme à Madagascar. Le financement de l’opération provient du Global Fund et de l'Initiative du président américain pour lutter contre la malaria.
Aujourd’hui recommandé par l'Organisation mondiale de la santé, il est vulgarisé dans une cinquantaine de pays d'Afrique. Sa distribution est confiée à PSI Madagascar qui en assure le marketing social vu son caractère générique. La prise en charge ciblera en priorité les enfants de moins de cinq ans qui constituent le groupe le plus vulnérable.
Une telle initiative peut léser les laboratoires qui fabriquent d’autres médicaments génériques antipaludéens, d’autant que l'Actipal se vend à un prix très compétitif. Néanmoins, comme son utilisation est limitée aux enfants de moins de cinq ans, cela avantage encore les médicaments spécialisés de la même rubrique antipaludique. Les médicaments comme le paludoxine ou le paludar restent toujours valables.
Mais «cela risque de remettre en cause notre préoccupation d’éradiquer au plus vite la maladie», fait remarquer le représentant d'un laboratoire étranger. Le retrait de la chloroquine et ses dérivés s'effectuera de manière progressive.
Leur livraison sera d'abord interrompue dans les centres de santé de base et communautaire. Du côté du circuit pharmaceutique, il sera tributaire de la liquidation des stocks.
«Nous allons arrêter d'importer de la chloroquine. Ceux qui en disposent encore doivent écouler leurs réserves», signale Jean Rojo Rabemanantsoa, président de l'Ordre des pharmaciens. Reconnaissant que ce médicament générique se heurte à la résistance des sujets paludéens, il adhère à l'introduction de l'Actipal efficace pour traiter le palu.
Le ministère de la Santé compte aussi constituer un stock de réserve pour d’autres campagnes. «Cela servira à prévenir la dengue ou le chikungunia», prévoit le Dr Nivo Rasoanaivo, directeur de la pharmacie, du laboratoire et de la médecine traditionnelle.

Encadré
Le paludisme mortel dans 17% de cas
Le taux de mortalité lié au paludisme est encore de 17% à Madagascar. Depuis 2006, le gouvernement adhère à une politique d'éradication du palu et vise à ramener ce pourcentage à 9% d'ici fin 2012. Dans cette optique, la prévention du paludisme doit s'accompagner de la promotion de l'utilisation de la moustiquaire imprégnée d'insecticide pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

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