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 43% des Tananariviens sous-alimentés

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carmelo
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MessageSujet: 43% des Tananariviens sous-alimentés   Lun 27 Oct - 9:13

http://www.lexpressmada.com/ du 27 octobre 2008


La malnutrition touche une grande partie des Tananariviens.
Les enfants en sont les principales victimes parmi les deux millions d’habitants de la capitale.


Alarmant. Tous les quartiers d'Antananarivo abritent des poches de pauvreté comme à Ivandry,
Andraisoro, Ampefiloha, Andohalo et autres. La malnutrition chronique reste l'un des dénominateurs communs
de la misère pour les 43% de la population de la capitale.
Ce chiffre sort de la dernière Enquête démographique et de santé de Madagascar (EDMSM-III),

réalisée en 2003 et 2004. Les enfants de moins de trois ans en sont les principales victimes et constituent
les 45% pour plus de deux millions d'habitants de la capitale.
Ce constat a été remis sur le tapis lors de célébration de la journée mondiale de l'alimentation à Analamanga Park,

mercredi. «Il est vraiment étonnant que le plus fort taux de prévalence de la malnutrition soit
rencontré dans une grande ville comme Antananarivo»,
déclare Xavier Leus, représentant résident du Système des Nations Unies à Madagascar
face à ses partenaires techniques et au staff de la région Analamanga.
Le retard de croissance est l'une des manifestations de la malnutrition lorsqu’elle affecte les enfants.

Lanto Lydia, la mère de Andry Andrianantenaina, déplore ne pas pouvoir couvrir les besoins de son deuxième bébé.
«Ni moi ni mon mari ne travaillons.
Nous survivons d'un travail journalier qui est peu rentable», raconte-t-elle.
Elle ajoute qu'elle a déjà introduit des aliments complémentaires à partir du troisième mois de son enfant.

Son lait ne montait plus convenablement parce qu'elle ne mangeait pas suffisamment.
Manger équilibré
Actuellement, le petit Andry, âgé de neuf mois, n'a pas atteint le poids requis pour son âge.

Selon Lydia Rafarasoa, responsable de la pesée auprès d'un centre communautaire d'Antohomadinika IIIG Hangar,
le poids de ce bébé est largement au-dessous de la normale.
«La courbe de sa croissance se trouve dans la zone jaune de son carnet de santé.

En trois mois, il n'a gagné que cent grammes et
fait maintenant six kilos et demi


Ce qui traduit qu'il ne grandit pas comme il faut», signale-t-elle. 30% des enfants fréquentant ce centre connaissent une déficience pondérale et se trouvent dans la partie jaune.
En se basant sur la définition de la malnutrition de l'Office national de la nutrition (ONN), ce phénomène est dû à un mauvais équilibre alimentaire. «Il ne s'agit pas de manger de tout. Il faut que les besoins nutritifs comme les vitamines, les minéraux et les protéines soient présents dans notre repas journalier. Une alimentation inadéquate entraîne un mauvais état physiologique. Le problème est que nous ne savons pas diversifier nos aliments», souligne Ambinitsoa Raveloharison, coordinateur national de l'ONN. Ce constat ramène la moyenne nationale de la malnutrition à 41%.
Ce fléau touche, de ce fait, aussi bien la classe aisée que les couches sociales moins nanties. L'Organisation onusienne pour l'alimentation allie la malnutrition à la surnutrition qui résulte d'une suralimentation pouvant être liée à une maladie.
Les nutritionnistes lient ce problème d'obésité à une mauvaise hygiène alimentaire. Dans la famille de Lalaina Andrianjakatiana, son enfant de cinq ans souffre de surpoids.
«Le médecin nous conseille de bien surveiller son alimentation. Notre bébé ne doit pas dépasser la ration journalière qu’il a prescrite», révèle cette mère de famille.

Encadré
Ramener à 28% le taux de malnutrition
D'ici 2012, tous les acteurs oeuvrant pour le bien-être de la population ont pour objectif de réduire de 42 à 28% le taux de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans. Le taux de l'insécurité alimentaire chez les ménages doit également suivre cette tendance. Selon le Madagascar Action Plan, les responsables doivent s'atteler à ramener à 48% l'insécurité alimentaire. Elle est à 68%, actuellement. L’ONN et le programme Nutrimad s'associent pour répondre aux besoins nutritionnels des groupes les plus vulnérables, dont les enfants. Des hôtels destinés exclusivement aux enfants de six mois à deux ans sont ouverts dans une vingtaine de quartiers d'Antananarivo pour toucher le maximum d'enfants malnutris. Les parents doivent payer 100 ariary le plat.


Par Noro Haingo Rakotoseheno


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